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02/01/2019 - Novy

Ces plantes réunionnaises qui retiennent les plages

Lorsqu'une plage voit son trait de côte reculer par la perte de matériaux, comme le sable, le corail ou les roches, on dit qu'elle s'érode.
A la Réunion, cette érosion s'observe facilement sur la plage de l'Hermitage. Ainsi les filaos autrefois profondément encrés dans le sable voient leur racines se déchausser et finissent par tomber à terre ...

... tout comme le Coco Beach ou la Bobine (photo 2), ces restaurants mythiques autrefois préservés des flots par le sable, ont finit par se retrouver "les pieds dans l'eau" avant d'être démolis fin 2018.

L'érosion s'observe également sur la plage de Boucan Canot par l'apparition du beach rock ou grès de plage (photo 3; source : BRGM). Auparavant, lorsque la plage n'était pas érodée, le beach rock se trouvait sous le sable au niveau de la zone de balancement des marées. Cette dalle rocheuse se forme par précipitation du calcaire autour de débris lors de l'évaporation de l’eau. Mais avec la disparition du sable, cette dalle affleure à la surface de l'eau.

Parmis les causes de l'érosion des plages on peut citer l'Homme, qui piétine les plantes et construit des murs. Ces actions empêchent la sédimentation naturelle du sable sur la plage (photo 4).
Mais il y a également le réchauffement climatique qui provoque la montée du niveau de la mer et l’augmentation de la force des vagues qui emmènent au loin les sédiments.
Enfin les coraux, piétinés par l'Homme, blanchit par les crèmes solaires et par les températures de plus en plus élevés de l'eau de mer, finissent par mourir et ne produisent donc plus le sable blanc couvrant les plages de l'Ouest de l'île.

Pour lutter efficacement contre cette érosion, il faut redonner vie à la plage.
Pour cela il faut la redessiner en lui donnant une pente douce lui permettant d'amortir le choc des vagues.
Il faut également lui fournir des matériaux de construction comme les coraux que l'on prendra soin de placer derrière la zone de balancement des marée (photo 5).

Enfin la plage sera re-végétalisée avec des espèces endémiques ou indigènes de la Réunion. Ces plantes seront adaptées au milieu littoral : elle supporteront donc les embruns salés, les températures élevées et la sècheresse.
Ainsi la
patate à Durand et la patate cochon qui sont des plantes rampantes vont fixer le sable et le retenir face à l'action combinée du vent et de l'eau.
Derrière ce premier rempart seront plantés des buissons comme le
manioc marron (photo 6 n°2) et le veloutier bord de mer (photo 6 n°1).
Enfin en arrière plan seront plantés des arbres : le
mahot bord de mer, le porcher, le toto margot et le vacoa et un palmier, le latanier rouge. Les plantations arborées de Filao devont être éliminées, car de par leur taille, elles limitent le développement de la végétation rampante et protectrice du haut de plage.

Ces formations végétales, en plus de lutter contre l'érosion côtière, attirent, par les parfums volatils qu'elles libèrent, les tortues marines (photo 7). Tortues qui trouveront, à l'abri de ces plantes, les conditions nécessaires à l'incubation et à l'éclosion de leur progéniture.

Sources : vieoceane.free.fr - sudouest.fr - Parc marin de la Réunion - BRGM guide 32p

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